Au Vietnam, il y a encore plein de trucs que je n’ai pas compris, comme :
Pourquoi les vietnamiens, de tout âge, et même seul sur leur vélocipède, font en majorité abstraction de leur selle pour se retrouver à pédaler dans une position indélicate comme montrée ci-dessous ?

Après mes flous artistiques je me suis dit que j’avais vraiment en moi la fibre d’un artiste, (et comme tout le monde connait mes talents de chanteur, en dessin ou autre, vous avez bien compris que je parle de la photographie).
Alors je me lache et vous poste des photos, pour vous faire passer le temps.
Ho Chi Minh – City — [29/06/09 19h30]
Bon, ok ce n’est pas si beau que ça, mais moi j’aime bien quand même…
Vendredi soir nous sommes partis avec Mireille, Elisabeth et Thomas en direction du delta du Mékong. Nous nous sommes donc rendus à la gare de Mien Tay où nous avons pris le dernier bus pour My Tho (à 2h de Ho Chi Minh ville). Le bus ressemblait à peu près à celui là

Ce qu’il faut savoir c’est qu’au Vietnam il y a le conducteur de bus et l’assistant du conducteur. Ce dernier sert de clignotant (oui oui il passe le bras par la fenêtre pour indiquer son intention de tourner et en effet le vrai clignotant ne sert à rien), de nettoyeur de pare brise, d’ouvreur de bouteille… De plus il est possible de fumer et de prendre deux places dans le bus.
Bref 2h30 plus tard nous voilà donc à My Tho ville du delta la plus proche de Ho Chi Minh ville. De la gare nous avons marché pendant 4km en direction de l’hôtel ou devrais-je dire cafard land. Il y avait une petite bagarre de cafard devant l’hôtel…

Dans notre chambre d’hôtel un cafard comme j’en ai rarement vu!!!! Haut sur pattes et pourvu d’une vitesse impressionnante!! Thomas a finalement triomphé de la bête à coup de tongs en plastique. Nous avons quand même pu nous endormir dans nos sacs à viande en soie (eh oui en soie!) même si avec Mireille tétanisées par l’insecte géant nous avions décidé de ne pas dormir (la fatigue a pris le dessus!)
Le lendemain nous avons loué des motos direction Vinh Long par la petite route qui longe et traverse une petite partie du mékong (route 57 je crois).

Que d’aventures encore!! nous avons fait une sorte d’étape du Paris-Dakar. La route très sympa était faite de cailloux, de sable, de terre (ça, ça allait). Mais le sable n’était peut être pas ce qu’il y avait de pire.
Donc après une petite pause déjeuner au marché (non flottant) de Cai Be nous avons repris la route pour arriver 1h plus tard à Vinh Long. Pause café! Enfin nous avons pris le bac pour aller sur île où nous avions décidé de passer la nuit. Il faisait nuit donc et nous avons dû traverser l’île jusqu’à la guest house et tout ca sur une route d’à peine 1,50m de large (et 1m de large pour les petits ponts) et dans le noir complet (ça c’était le pire!!). Nous sommes finalement arrivé entier je ne sais pas trop comment on a fait. Le retour, lui s’est passé plus calmement quoi que l’a pluie s’est invitée., nous sommes passé par Ben Tre, jolie petite ville avec un marché très sympa

et un bon boui-boui où nous sommes allés nous sustenter. Tout ca pour dire que le week end était bien sympa et que j’ai hâte qu’on aille faire du vélo à Hoi An.
Et aussi félicitations à Elisabeth qui lors du Paris Dakar (le premier jour) faisait son baptême du feu en moto!
Non mais écoute ça, c’est pas croyable…
Ça fait combien de temps que je suis là, hein ? 4-5 mois. Et ça fait 4,5 mois (135 jours) que je conduis ma moto (ou une autre) tous les jours. Enfin pas exactement, je me souviens qu’à Phu Quoc, avec les parents, nous avions opté pour le taxi à la journée, et la conduite de mon xé may m’avait manquée. Mais quand même, on peut dire que j’ai pris le pli. Bon.
Alors voici, l’histoire du 4ème casque (le noir), puis vous aurez l’histoire du 3ème, du 2nd et du 1er.
- Mardi soir, je rentre à la maison sous une fin de pluie. Arrivé à la maison, je rentre la moto, enlève mon Ao Mua (le K-way), puis me dirige vers ma chambre. Le propriétaire me dit que ma wife est sortie (quelle balance ce type, en plus je pense que je l’aurais vu…) je monte dans la chambre, me change, appelle Julie pour la rejoindre (et lui demande si elle a son casque avec elle pour qu’on puisse rentrer en moto), elle n’est pas loin, je reprends ma Dream et j’y vais, normal. Et là, au bout d’un kilomètre (sur un trajet d’ 1,2km) je m’aperçois que j’ai oublié mon casque à la maison, je n’avais rien sur la tête
. Étant dans le Q1, un quartier assez fréquenté par les flics, je décide de m’arréter et d’en acheter un autre : Notre quatrième casque, le noir. - Notre troisième casque, le Texan (ou américain, au choix), dont le petit nom est « le casque de pluie », nous a été offert, car nous sommes trèèèès gentils, par Charles-Antoine et Laura, des amis ‘très riches’ (
puisqu’ils offrent des casques américainspuisqu’ils travaillent pour une grande banque française à qui ils essaient de donner un coup de pouce). Ce casque est très pratique, puisque grâce à son système de visière relevable, il permet été, comme hiver, de profiter du bon air de la ville, tout en pouvant se protéger des picotements oculaires générés par les gouttes de pluie en cas d’orage. Par contre, le point négatif : il faut fréquemment nettoyer la visière, sinon c’est pire que le brouillard du Nord. on me dit que c’est le même principe pour les lunettes, peut-être mais ça ne me touche pas alors ça reste une découverte de mon coté! - le troisième casque, le Blanc, surnommé la coquille d’oeuf, ou quand le petit poussin noir (je parle de Julie qui est bien bronzée) le porte sur la tête, le Caliméro a une toute autre histoire, puisque c’est un prêt longue durée de la part du propriétaire, une sorte de cadeau de bienvenue quand Julie est arrivée. D’ailleurs, entre temps elle a cassé l’attache (qui s’est cassé toute seule si j’ai bien compris) et va la faire réparer chez le réparateur de casques… Oui tous les métiers sont possibles au Vietnam !
- Le quatrième de la bande, le ‘casque bleu‘, c’est mon casque officiel, du coup il n’a pas de nom: c’est mon casque (parfois appelé « Cax » ou quand mon humeur est débordante d’humour, mon « CAsque 40… CAC40″. Il m’a été livré avec la moto par tata Phuong : trop gentille ! D’ailleurs, les gens s’y sont tellement faits que je ne peux pas trop changer pour un autre, mon nouveau noir par exemple a bien étonné la proprio quand nous sommes rentrés mardi soir: son regard perdu (et mal réveillé) se demandait si Julie ne ramenait pas quelqu’un d’autre à la maison… alala moeurs quand tu nous tiens!
Sinon, pour répondre à votre question : oui, c’est comme ça que nous rangeons les casques. Enfin Julie, moi je ne peux pas puisqu’il me sert de vide-poches quand je rentre à la maison, j’y mets mes clefs, mon argent par millions, ma montre, …
Une de nos préoccupations principales :
Et oui quand on n’a pas de cuisine, une question revient fréquemment, Où dînons-nous ce soir ?
Il faut alors mélanger les critères budgétaires, avec des contraintes temporelles,gustatives, et géographiques, sans oublier le coté sanitaire : pas facile de changer de lieux, rester dans des prix corrects, varier la nourriture, avoir des plats qui plaisent à tous, dans un endroit pas trop propre mais surtout pas trop sale, pour éviter de tomber malade ou de devoir éviter de marcher sur la queue d’un rat en sortant, tout en restant dans le coin de chez nous.
Dans nos références, nous avons notamment une Bia Hoï russe qui sert du kangourou, c’est au 3A Ton Duc Thang, Quan 1, une rue qui longe la rivière. Bon ce n’est pas garanti sans rat, mais un resto russe, une ambiance vietnamienne et de la viande australienne, c’est tout de même remarquable.
(Mon chef a, quant à lui, une autre théorie hypothétique concernant les rats: peut-être faudrait-il plus se méfier des lieux dans lesquels aucun rat ne se ballade car il risquerait d’être déjà passé dans l’assiette… c’est vrai, mine de rien c’est louche !)
Comme toujours au restaurant ici, on commande, on met tout au milieu, et on partage !
Non ceci n’est pas un article de Thomas parlant de sa Dream II désolée de vous décevoir. Et oui j’ai enfin mon propre moyen de transport.
Ne vous emballez pas ce n’est pas une moto mais un petit vélo sans vitesses.
TADAM!!!

J’ai dit à Tata Phuong qu’il m’arrivait encore de rentrer à pied de temps en temps parce qu’il fait beau et que j’aime bien marcher mais comme elle a promis à ma mère de tout faire pour que je n’ai pas à marcher elle m’a acheté un vélo.
Aujourd’hui j’ai donc décidé d’inaugurer mon 2 roues pour aller manger avec Mireille et Anne Lise. En sortant de la maison la femme de ménage m’a demandé très surprise pourquoi j’avais pris un vélo et pas une moto. Parce qu’il faut savoir qu’au Vietnam mis a part les vendeurs de banh en tout genre, de fruits et les enfants, tout le monde roule en moto. Et ca leur parait logique que si les étrangers veulent prendre un deux roues ce ne sera surement pas un vélo mais une moto et une bien grosse de préférence. Du coup dès que je m’arrêtais quelque part à la superette, au bureau des filles etc. les vietnamiens me regardaient surpris en souriant du genre « mais quelle idée de se déplacer en vélo ».
Enfin faire du vélo à Saigon n’est finalement pas si difficile (je m’attendais vraiment à ce que ce soit pire!) et ma première aventure en tant que cycliste saigonaise s’est très bien passée malgré la pluie. Du coup je fait la promotion pour l’utilisation du vélo même à Saigon!
Vous avez vu comment c’est la pluie de nuit ici, impressionnant et dangereux pour la conduite.
Petite pluie à Saïgon from Thomas.
Là, la pluie s’était arrétée, mais elle était arrivée si violemment qu’elle m’avait cloitré au bureau, mon Ao Mua était resté sécher étendu sur ma moto, et même si maintenant j’ai souvent des sacs poubelles dans mon sac à dos, pour pouvoir y mettre mes chaussures notamment, mais aussi mon sac en lui même, je ne me voyais pas faire 50 mètres jusqu’à ma Dream en étant uniquement protégé par un sac plastique. Et puis prendre le canal la route après aurait été imprudent de ma part, et je ne suis pas un imprudent.
Pluie, le bilan :
Points négatifs: ça mouille, ça glisse, ça met en retard et le ciel est moins beau. –> -4 points.
Points positifs: c’est rafraîchissant. –> +4 points.
toujours mieux que la marde blanche neige de certains pays…
23h00 l’heure du départ du bus pour Dalat.
Arrivée prévue 7 heures plus tard.
Par contre, nous avons oublié nos appareils photos chacun comptant sur l’autre. On verra ce qu’on peut faire avec le téléphone de Julie…
Pour se faire une meilleure idée de ce qu’est un xe om dont Julie a parlé, voici une photo.
Oui le chauffeur de xe ôm pionce toute sa journée sur sa moto, tel un chat, et c’est d’ailleurs pour ça qu’il met ses prix 3 fois plus hauts que la normale : vu qu’il se relaxe souvent quand il travaille, il faut rattraper ça !
A savoir xé om ne veut pas dire « tu rentres à la maison maintenant! » mais xe c’est le moyen de transport et om c’est l’action d’enlacer car comme le veux la tradition, le passager s’attache au pilote. (ôm = hug).
Comme vous le savez sûrement, au Vietnam, la moto/scooter est le moyen de transport de prédilection. Evidemment je n’ai pas de moto et je ne compte pas en prendre. Du coup les 2 premiers jours je prenais le taxi, puis je me suis mise au Xe Om ce qui fait que les 3/4 de mon argent partait dans les transports. C’est pourquoi j’ai décidé de marcher pour faire des économies et puis comme je ne suis jamais pressée et que je ne pars plus à l’autre bout de Saigon, c’est le meilleur moyen de transport! Ce qui est marrant c’est quand les vietnamiens me demandent comment je suis venue et que je leur répond en langage des signes que je suis venue à pied: ils me regardent avec de gros yeux ronds comme si j’étais folle du genre « mais pourquoi t’as fait ca? ».
C’est marrant. Le soir par contre je ride avec Thomas. 
La prochaine fois j’essaierai le bus.
Ou sinon encore d'autres :
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