Jali (et Julie) au Vietnam

on sait jamais si on a un truc à dire…

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Une de nos préoccupations principales :
Où manger - Routard
Et oui quand on n’a pas de cuisine, une question revient fréquemment, Où dînons-nous ce soir ?
Il faut alors mélanger les critères budgétaires, avec des contraintes temporelles,gustatives, et géographiques, sans oublier le coté sanitaire : pas facile de changer de lieux, rester dans des prix corrects, varier la nourriture, avoir des plats qui plaisent à tous, dans un endroit pas trop propre mais surtout pas trop sale, pour éviter de tomber malade ou de devoir éviter de marcher sur la queue d’un rat en sortant, tout en restant dans le coin de chez nous.

Dans nos références, nous avons notamment une Bia Hoï russe qui sert du kangourou, c’est au 3A Ton Duc Thang, Quan 1, une rue qui longe la rivière. Bon ce n’est pas garanti sans rat, mais un resto russe, une ambiance vietnamienne et de la viande australienne, c’est tout de même remarquable.

(Mon chef a, quant à lui, une autre théorie hypothétique concernant les rats: peut-être faudrait-il plus se méfier des lieux dans lesquels aucun rat ne se ballade car il risquerait d’être déjà passé dans l’assiette… c’est vrai, mine de rien c’est louche !) ;-)

Comme toujours au restaurant ici, on commande, on met tout au milieu, et on partage !

Je vous ai raconté que ma moto n’a pas voulu démarrer un soir?

Un soir j’ai quitté plus tôt que d’habitude pour pouvoir rentrer tôt, dîner tôt et me coucher tôt et bien sûr ça ne s’est pas passé comme sur le plan. J’arrive, je récupère ma moto, je démarre avec deux coups de kick, je n’allume pas tout de suite les feux : j’économise la batterie. Je m’arrête pour donner mon ticket et les 2 000 dongs au gardien de moto, je cale, normal. Bon je n’arrive pas à redémarrer, je m’éloigne et vais réessayer tranquilement de kicker.

Au bout de 10 coups, j’en avais marre et je me disais que c’était peut-être pas bon pour la moto, j’arrête. Deux vietnamiens, non-anglophones, veulent m’aider, essayent par deux fois et me disent : « Sua xé, sua xé ». Comme il y en a partout je sais ce que c’est : c’est le gars qui te répare ta moto, ou plus couramment qui te change un pneu ou te colle une rustine. Me voilà poussant ma Dream malade, jusqu’au premier Sua xe venu. Bien sûr, quand on cherche ce genre de personnes, il y en a jamais, alors que c’est l’inverse quand tout va bien. J’ai fait 800 mètres en poussant, à l’heure des sorties de bureaux, pour finir par traverser la route au milieu de la jungle urbaine qui est moins enquiquinante assis à 30km/h sur sa moto que debout à 3km/h à pousser cette même moto…

Le gars me voit de loin, normal, et par automatisme pense que j’ai crevé. Je lui explique, par le biais de notre seule langue en commun (celle des doigts qui montrent ce qui ne va pas) que je ne démarre plus, il tente : échec. le gars doit faire 1,65m, il est tout maig’ mais en pantalon et torse nu, on voit quand même qu’il est musclé, il a une energie dans le kick, j’ai cru qu’il allait péter la pédale : il met la honda en place, comme si elle pesait 2kg; me dit de m’asseoir et s’affaire. J’ai regardé,  il n’a pas changé une pièce, il a dévissé, coupé un cable, mis ce cable à nu contre le bloc moteur, essayé de démarrer, fait des trucs louches comme ça pendant 10minutes… puis il a démarré peinard (???). Du coup, il me regonfle mon pneu avant, apparement il lit dans mes pensées, j’allais lui demander. Me met la moto prête à partir. Et me demande des sous sous, trop peur de me faire avoir (blanc, niveau de vietnamien proche de zéro, habillé sympathiquement) je le regarde du regard du mec qui sais ! Il me montre 10 avec ses doigts… 10 000 vnd = 50 centimes, ou 100 000 vnd =4euros ? (ne cherchez pas le taux de conversion, c’est comme ça) M*rde, j’ai 1 000, 2000, 5000 ou 100 000. Pas le choix, je dois lui donner 100 000. hé, il me rend de la monnaie :) ! du coup je lui ai laissé un peu plus que les 10 000 qu’il voulait, trop sympa le gars, moi qui pensait que c’était la grosse galère, j’étais soulagé et content qu’il n’essaye pas de m’arnaquer…

Bon, elle ne démarre pas non plus au quart de tour, et elle cale de temps en temps au feu, mais ça va, elle m’accompagne toujours partout. Je l’aime bien ma moto…

Je me suis racheté du lait. Passionnant, hein ? Allez je sais que c’était la newz que vous attendiez ;-)
Bon cette fois-ci j’ai pas pris la brique de la dernière fois, j’avais eu trop de mal à la finir dans les temps (je ne petit-dèj pas trop trop chez moi) et j’ai opté pour le sachet en plastique cartonné de 220 ml (j’en ai pris plusieurs je vous rassure) c’est pratique comme format et comme matériau aussi (mais faut que j’investisse dans une paire de ciseaux)

Bon peu importe, le truc qui a fait Tilt (Truc Intéressant Louche Tarabiscoté) c’est que quand je suis passé à la caisse, pour payer mon petit-dèj quotidien et mon lait bah la caissière n’avait pas la monnaie. Elle devait me rendre 1 800 VND, mais je viens de vous le dire elle n’avait pas la monnaie (à 8h20, je sais pas, elle avait peut-être pas été livrée…) et du coup elle connait le truc de secours, puisqu’elle m’a rendu :

  • un billet de 1000
  • un billet de 500
  • et … un Mentos

Sérieux ! Mais c’est normal en plus, c’est la procédure… donc le Mentos vaut 300 Dongs donc 1,3 cents…
Ca m’était arrivé la première fois au Big C, il arrive aussi qu’ils ne rendent pas la monnaie, t’es pas à 200, 300 Dongs près.

Je vais peut-être collectionner les Mentos et me payer des courses avec ;-)

Comment apprendre une langue ?
Comment se faire à une culture ?
Comment s’intégrer à un pays ?
Comment se rendre compte qu’on se muscle les doigts ?

EN ALLANT AU RESTO !!!

Et c’est aussi dans ce genre d’endroit que l’on peut comprendre comment marche l’économie locale, et la manière dont les gens peuvent agir sans la moindre honte :

Photo du même menu recto et verso.
Oui, oui il y a un petit écart de prix rien de grave. Il suffit de commander en vietnamien, ou d’être vietnamien ou comme nous … d’aller voir ailleurs.

Allez, cet article arrivera alors que je serais coincé dans un bus-escargot qui s’arrète tout le temps pour nous permettre d’acheter de la bouffe, de prendre l’air et de se soulager les jambes.

Elle est pas belle ma rizière ?
Sinon j’ai mangé pour 30 000 dongs, un bon plat et un thé. Je ne sais pas si dans un coin aussi touristique qu’Hoï An je peux faire moins cher, ou alors faut que j’apprenne à parler autrement que par de simples mots en vietnamien « com ga » « mot tcha » « cam ong » « khomg, ba mouï ghin donmg » ..

Ca y est je me suis fait avoir ! Tonton Dung me laisse et paf, je me fais avoir.
Donc je suis à Hoi An, belle ville, port de mer et bord de fleuve. Mais ce n’est pas ici que s’achève mon périple : je dois rejoindre Saïgon (Hanoï-Saïgon : 1750 km), là à vue de nez il doit m’en rester 800. Alors l’histoire c’est qu’en allant prendre mon billet pour la capitale du sud que j’ai eu une surprise : le Tét n’est pas fini, et donc les avions sont pleins encore jusqu’à ce week-end, je demande si je peux prendre le train : même réponse à un jour près. Bon, et en bus je peux y aller en bus ? Oui. Ah..! Sauf que le mec en profite, c’est le Tét tout est plein, tout est plein sauf le bus et il me fait le bus pour le prix de l’avion, euh ouais non merci. Mais au final on s’est entendu (surtout lui) pour $30. 30 dollars pour 22 heures de route, j’espère que ça prendra pas plus de temps, malheureusement j’ai peur de la panne, et puis je vais devoir descendre à chaque arrêt pour m’acheter de la bouffe, 22 heures de route, rien qu’à l’écrire ça me donne faim.
J’ai donc prévenu Tata Phuong par mail de mon arrivée. Et il me reste à finir ma visite de la ville demain et après-demain et de prendre mon courage à deux mains et surtout prendre mon mal en patience dans ce looong bus bien lent.

Oui je vais être millionaire (en dongs (VND)) cliquez-ici pour le cours du Dong.


Ou sinon encore d'autres :

En vrac

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