Un lieu sympa pour papoter autour d’un drink, pas donné, mais pas non plus excessif dans lequel nous avons pris un verre en compagnie d’une vendeuse (Agent Commercial) d’appartement sur plan, d’un chef d’entreprise d’une trentaines de personnes depuis deux ans, et d’un professeur de théâtre et jury de la Star Ac’ locale…
Temple club, rue Ton That Thiep, Q.1, HCMC
Ou dit autrement:
Un soir on a diné avec Marie (qui a une assoc’ et pour qui Julie bosse un peu), Grégory (mon chef), un de ces amis d’Hanoï (Jean-François, animateur radio reconverti au Vietnam) et nous nous sommes posés dans cet endroit calme et confortable pour prendre un verre avant de rentrer chez nous… en moto (xé may) pour ce qui est des vietnamiens (Grégory, Jean-François, et Julie & moi) et taxi pour la touriste (Marie).
d’ailleurs le Giu xé guy avait voulu nous arnaquer au niveu du prix ce soir là… pfff trop de blancs d’un coup, il a tenté sa chance
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Dans le genre, « je côtoie des gens que je ne pensais jamais côtoyer de ma vie » : les meilleures amies de Julie, ici, sont avocates dans de grandes toilettes un grand cabinet, elle mange des barbecues avec des gens dirigeant de grands groupes au Vietnam, et se fait accoster par le Consul Général des États-Unis d’Amérique quand elle accompagne des enfants en Mailinh Limousine. Elle discute aussi dans les bars avec un gars ayant bossé en Afrique du Sud écoutant un Canadien-Québécois-Anglophone jouer de la guitare et de la voix, pieds nus, après sa journée de travail en banque, ou mange un burger avec un autre, trentenaire, travaillant au Consulat Français… : La vie est différente ici, les gens que nous rencontrons aussi, mais Julie m’a dit qu’elle aimait quand même ses potes qui n’ont pas de cartes de visites, pas de piscine, qui prennent le bus, le RER ou le vélo, qui ne se présentent pas comme « la femme de … », « le patron de … » (sic!), qui n’ont pas vécu dans plus de pays que comptent l’ONU, et pour qui aller au resto est plus synonyme d’ « aller voir Cécile à la créperie / Aller travailler / Se payer un McDo » que « ce midi ou ce soir ? / Indien, Japonais, Vietnamien, Français, Américain, Thaïlandais, à la mosquée, chez l’italien, pas trop loin hein, c’est combien le pourboire … ». Voilà, ici nous sommes entre tout ça, et si on se pose 5 minutes pour y penser, c’est vrai que ça peut sembler bizarre, dans le sens innatendu. Le point positif de tout ça, c’est l’ouverture obligatoire de l’esprit (je parle pour moi autant que pour Julie : nous avons tous les deux et tous en général nos préjugés ou images préconçues sur une (ou des) certaine(s) catégorie(s) de la population, les beaufs, les patrons, les bourges, les « de ceci de cela d’à gauche d’à droite.. », les riches, les expats, les pauvres, les noirs, les chinois, les homos, les geeks, les malades, les maitresses, les artistes, les autres …) et c’est cool de se rendre compte de tout ça alors ma conclusion: soit il y a moins de gens déconstructifs à l’étranger, soit réellement nous grandissons humainement tous les jours (AHAHAHA, ça ça m’étonnerait : je suis français, un français ça grogne, ça n’aime pas les autres et ça reste le meilleur en TOUT!)