Jali (et Julie) au Vietnam

on sait jamais si on a un truc à dire…

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comme disent les jeunes.

Je suis avec mes parents et Julie, et c’est cool. On mange bien, on se ballade, c’est vraiment sympa.

Et le Au Lac do Brazil sur 238 Pasteur Q1, c’est top.
un poil cher pour un repas vite fait, mais très très bien pour un diner, un minimum sympa avec un maximum de bonnes viandes, ce qui n’est pas monnaie courante finalement ici.

On s’envole pour Phu Quoc à 7h00 ce 1er Mai, on ramènera des photos comme d’hab. (pour l’anecdote mes parents ont pris 5050 clichés pour l’instant : vive le travail de tri qui va s’en suivre de retour en France)

Et vous vous avez prévu quoi pour le week-end du 1er Mai ?

J’ai assisté le 23 avril à une conférence tenue par une vietnamienne de 80 ans qui était venue pour nous raconter sa vie.. fascinant hein ? Bah, oui clairement fascinant, voire plus, émouvant ça c’est sûr, attristant c’est l’Histoire qui l’a voulu, mais définitivement très intéressant. Ah oui, comment je m’y suis retrouvé, qui organisait, c’est vrai que le cadre de la conférence peut jouer sur son contenu, on ne parle pas de la même façon à un chinois, qu’à un américain ou qu’à 50 français. Bon là, c’était 50-60 français puisque la conférence était organisée par l’ Amicale des Francophones au Vietnam, non je n’en fais pas partie, même si je suis Amical, Francophone, au Vietnam, mais ils ne sont pas sectaires et invitaient au delà de leur association dans les locaux de Sanofi.

En fait la petite dame de 80 ans a écrit ce bouquin: Ao Dai, du couvent des Oiseaux à la jungle du Viêt-minh. Un Ao Dai, c’est l’habit traditionnel vietnamien que je n’ai pas envie de vous décrire mais je mettrai bien une photo un jour, quand Julie investira dans un par exemple, je ne sais pas pourquoi elle a appelé son livre comme ça. Du couvent des Oiseaux à la jungle du Viêt-minh, ça c’est une grosse partie de sa vie. Le couvent des Oiseaux (elle met une majuscule à oiseaux, je le fais aussi..) c’était THE école du Vietnam apparement et la jungle du Viêt-minh euh … THE jungle…

Ses parents avaient plutôt une très très bonne situation, son père était directeur du couvent des Oiseaux et inspecteur des écoles de tout le Sud du Vietnam. Elle avait la vie facile dans une maison qui comptait évidemment plus d’aides ménagère que d’habitants. Et à 16 ans, 16 ans ! cette fille, une fille en plus, est partit pour s’engager dans la résistance. Je ne vais pas vous raconter son livre (qui est en rupture de stock partout) mais elle a vécu une vie qui en vaut bien 10 de nos banales petites vies. Elle a beau avoir commencé sa présentation en nous disant que son histoire était plus ou moins celle de tout vietnamien de son âge, et que si elle avait écrit (en français d’ailleurs) c’était parce que certains de ses amis l’avait poussé à le faire. Mais elle a eu un destin fabuleux. Peut-être que Xuan Phuong se traduit en Amélie Poulain… Elle avait tout enfant, elle est partie pour se battre pour ses idées (pas celles de ses parents), elle a donc tout perdu (plus que le matériel bien sûr). Son premier enfant est venu au monde sur une barque en pleine nuit par exemple, avec comme personnes à ses cotés un vieil homme et une vieille femme qu’elle ne connaissait pas encore quelques heures auparavant, on passera sur le détail que rien n’était bien sûr prévu pour ça et que le cordon a été coupé avec un bout de bambou arraché du « toit » de la barque… Quelques temps après elle quittait les sangsues et les tigres de la jungle pour Hanoï, une pièce sans fenêtre, et plus tard une chambre dans l’hôtel qui sera par la suite le Métropole.

Résistante, sage-femme, médecin, traductrice au ministère des finances, attachée aux personnalités étrangères rendant visite à tonton, elle deviendra correspondante de guerre, journaliste, réalisera des films, écrira ce livre, traversera le monde, (re)trouvera 30 ans plus tard sa petite soeur qu’elle n’a pas vu naître (présente à la conf’)… pour aujourd’hui essayer de rapprocher les peuples notamment les français des vietnamiens, en promouvant la culture vietnamienne par-delà des frontières. Elle tient la galerie Lotus, qu’elle nous a dit être sur Pasteur, mais qui apparement est sur Dong Khoi et/ou Le Loi, de belles rues quoi qu’il en soit.

L’histoire qu’elle nous raconta vaut bien entendu plus que les deux heures que nous lui consacrâmes (en un seul mot, en trois mots ça sera pour plus tard et l’article sur le Saïgon Kiss où je vous expliquerai pourquoi le con ça crame…), mais pour l’histoire le livre aurait suffit. Cette femme a un caractère, une personalité incroyable, l’assemblée était toujours entre rires et larmes. Elle est vietnamienne ne l’oublions pas, ces gens là sourient tout le temps et c’est bien plus agréable que les mines d’enterrement du métro parisien.

A la sortie, je me suis fait entres autres deux réfléxions:

  • Tiens, une vietnamienne qui parle de son passé, rare. Normalement, les gens sont plutôt discrets, ce que je comprends et respecte. Elle, aime partager, donner ce qu’elle a et je pense vraiment qu’elle le fait dans le but que l’on comprenne le passé, pour ne pas le reproduire. Elle précise bien qu’elle, ou son camp, n’avait pas le monopole des souffrances, elle n’explique pas qui était le Gentil et qui était le Méchant. Je crois qu’elle est au-delà de ça.
  • Elle est vraiment marrante quand même. Au début, lors des son introduction sur elle-même, elle nous précise qu’elle n’est pas, n’était pas spécialement patriotique ou quoi que ce soit, mais qu’au fond nous le sommes tous à un petit degrès etc. Elle a finit sa conférence sur une citation que je ne retrouve pas  « Les déracinés ne sont jamais heureux » peut-être était-ce sa version de Peter Abrahams : « Vivre déraciné, c’est vivre l’enfer » ce fut sa dernière phrase avant les applaudissements, un public d’expats à 10 000 km de chez eux pour la plupart qui applaudit… Moi, j’adore.

Sinon, l’expert culturel à l’IDECAF (centre culturel français d’ici pour faire simple) et prof à l’école Colette d’Ho Chi Minh Ville était très bon dans son rôle de maître de conférence (?) il a su driver Phuong qui aurait pu nous parler 10 heures non-stop de sa vie, sans jamais s’imposer ou déranger, bravo Monsieur Xavier Guillermet (de mémoire), ça donne envie de s’inscrire à l’IDECAF.

Bon vous avez compris, si vous êtes un minimum intéressés par ce pays et que vous tombez sur ce livre … vous me le mettez de coté hein ? ;-)

Au secours !!!

On est mardi, je programme cet article pour 18h00 donc normalement Julie est redevenue vietnamienne depuis un peu plus de 3heures maintenant. Je suis donc très content de la retrouver auprès de moi. C’est aussi pourquoi je vous fait part aujourd’hui d’une de mes grandes peurs au Vietnam (une joie pour contrecarrer un soucis, chacun sa technique) : Je crois que je suis malade de la main droite … Coluche avait bien le cancer du bras droit, lui.

Voilà, je prends une douche et paf, ma main se transforme en ça. Ça fait peur hein? Si, bah moi ça me fait peur… C’est sans doute une réaction allergène, mais à quoi ? En sortant de ma douche mes lignes de la main sont tellement profondes qu’il est nul besoin de s’appeler Irma pour me prédire quoique ce soit. Vous connaissez ce genre de trucs ? Et si je rajoute aux symptômes que j’ai fréquemment des fourmis dans ces doigts là, vous pensez qu’une fin tragique m’attend ???

il faudrait que j’enlève la mousse anti-transpirante de la poignée d’accélération de ma Dream, non ?

… demain un bel article avec plein de mots et une seule image …


Ah … Les vacances !

Sinon, j’ai des nouvelles de mes parents que je verrais Mercredi soir. Tout va bien. Je crois qu’ils sont à Dalat en ce moment, au frais.

Et chez vous il fait frais aussi ? Gnark gnark gnark (rire diabolique)

Samedi, c’était le jour de refaire un tour un petit peu plus sérieux dans Cholon, littéralement le grand marché qui est en fait un quartier de la ville et plus particulièrement le district 5 (et un peu 6) : c’est le quartier chinois. Bon, c’était samedi donc l’emploi du temps était relax, la sortie prévue avec Mireille n’avait pas d’heure de départ prévu, et bon an mal an, nous sommes partis direction là-bas en début d’après-midi ou vers 15h je ne sais plus trop. Enfin, le temps d’y aller et on a eu la chance de tomber pile sur l’heure … de la pluie à Cholon. Mais ce n’est pas le genre de détail qui nous arrête, un achat de Kway cheap à 3000 dongs, et on a pu tenir notre programme ou plutôt faire ce qui avait l’air le plus intéressant dans les guides.

On a commencé par la mosquée, par erreur, puisqu’on cherchait le marché et qu’en réalité on cherchait le mauvais marché, un petit marché collé à la mosquée. Du coup on a visité la mosquée, enfin pas l’intérieur de la mosquée mais presque. On a été accueilli par des petits enfants très joyeux.

Des enfants accueillants par Thomas.

Dont un qui nous a suivit et qui était impressionné de se voir en photo, kro mignooon:

Le petit éclatait de rire à chaque fois qu’on lui montrait une photo de lui.

Après, on est vite fait passé dans la rue des herboristes.[j'écris cette note en dinant au café d'en face, pour des raisons de connexions web et ça fait 4 fois de suite que j'ai le droit à Unbreak My Heart - Toni Braxton,... ah le Vietnam... je ne comprends pas tout] Donc on a remonté la rue contenant plein d’échoppes d’herboristes chinois, je pense que ça devait sentir bon. En tout cas, la réflexion à ce moment là c’est qu’on est vraiment pas dans la même ville que quand nous nous trouvons dans le district 1 ou 3… ou même le 10!

Petit arrêt à l’église St François-Xavier, oui mosquée et église en 20 min, là nous étions trempés jusqu’à la moelle, mon pantalon beige d’été laissait entrevoir mes gambettes et mes tongs accrochaient moins bien à la route. En plus je me suis garé entre deux flaques, bah je me suis garé comme les autres, je ne suis pas chez moi, je ne vais pas imposer mon style quand même, et puis ok … je n’avais pas vu, pour moi il y avait de l’eau partout de toutes façons. Là on a croisé Jésus, si vous ne le connaissez pas c’est lui :

Vous remarquerez qu’il n’a pas les yeux bridés, et pourtant Dieu a fait les hommes à son image.

Puis direction Cho Lon, le marché itself. En arrivant, même interrogation que d’habitude : « Où je me gare à ton avis ..? » Bah on s’est garé là où d’autres motos étaient parquées. On descend, on allait rentrer dans le marché quand, tout à coup, qu’aperçois-je … que vois-je … des rouleaux de printemps : bah oui de la bouffe, on est au Vietnam ça ne pouvait être que ça. Je propose qu’on en prenne un peu, et on se retrouve assis avec chacun notre assiette avec du bi, un rouleau coupé, des feuilles, et une brochette. Bien bon. Un peu pimenté, mais je ne l’ai vraiment compris que trop tard… mode lèvres en fusion.


On rentre dans le marché, plus de la moitié des magasins était clos, il était 18h. Le marché fermait. On en profite pour faire vite fait le tour, tranquille, sans la fourmilière d’hommes sensée être caractéristique de ce marché. Il y a un étage, des coursives et une place centrale avec une fontaine, des bancs et des dragons. A l’heure de la fermeture, les marchand(e)s brûlent des bâtonnets et des bâtonnets d’encens pour que le business soit florissant ou pour remercier de la journée. On ressort pour rentrer. Le marché s’installait sous des petits chapiteaux colorés pour que le marché perdure en marché de nuit.
Oh Oh ..! Ma Honda est garée derrière une grille. Oups. J’interpelle d’un « xe may xe may » (moto, moto) le mec en uniforme qui traine dans le coin, lui n’ a pas l’air de voir le problème, il suffit que j’ouvre la grille, non? Ah bah oui, au Vietnam, j’ai l’impression qu’il y a plus de solutions que de problèmes… C’est beau la vie.


Nous voilà partis pour rentrer, direction le Q1. J’avais lu je ne sais où qu’il fallait rentrer par les docks, encombrés par des montagnes de riz etc. On est rentré par les docks. A part des travaux, on a rien vu.

Bizarrement à partir d’un moment, il n’y avait plus grand-monde sur la route, et encore je suis sympa d’appeler ça une route.

Bon j’arrête mon récit, j’en ai marre de Toni Braxton…

Bonne semaine à vous. De mon coté j’accueille mardi ma petite Julie et mercredi mes parents avant de partir ce week-end, en… week-end ! Autant dire que vous autres internautes, n’allez pas être ma priorité. Mais vous savez que j’aime bien ne pas trop vous abandonnez… je ferai de mon mieux.

Allez un article du week-end pour parler … de ce que je rencontre la semaine.

Les toilettes, oui parce que c’est de ça qu’il s’agit aujourd’hui : vé sinh, WC. Éh oui, comme Bit tét veut dire Biftek, il y a des mots pour lesquels on ne se force pas trop. Et pourquoi me vient l’envie soudaine de vous parler des toilettes sur mon beau blog tout propre ? Et bien pour une ou deux raisons bien simples :

  • C’est un endroit que je fréquentes de manière quotidienne, donc disons que c’est un peu un bout de ma vie ici.
  • Il se passe toujours deux phénomènes qui restent après 3 mois, incompréhensibles pour moi pauvre petit français dont la culture occidentale n’arrive pas à s’ouvrir sur certains points au bout de 3 mois. Alors pour comprendre il faut savoir que pour aller aux toilettes, je dois sortir des bureaux et faire 150 mètres de couloirs et en revenir.

Ces phénomènes sont :

  1. Pendant ce trajet de 300 mètres au total, il est certain, mais sûr à 100% que je vais croiser un(e) collègue. Oui, ils vont souvent aux toilettes, très souvent. Et ça ne manque jamais, garçon/fille collègue direct/indirect tous me regarderont en me croisant, en arborant un sourire et parfois ils appuieront la chose avec un hochement de tête. D’ailleurs depuis le temps, je fais pareil pour être poli. Ça peut paraître anodin, ou sans effet, mais je peux vous dire que ça fait toujours bizarre, moi je ne comprends pas. Ça ne me met pas mal à l’aise non plus mais dans ma tête je me demande ce qu’il se passe dans la leur…
  2. Sinon, il y a le phénomène des bandes, un truc interdit en France si je ne me trompe. Une pratique particulièrement appréciée par les filles en France, par les mecs : jamais vu. Parfois, genre avant le déjeuner, les gars s’attendent, comme ils vont manger ensemble pourquoi pas aller à l’urinoir ensemble avant … pour commencer la conversation du midi par exemple. Ah bah oui, parce qu’en plus ils papotent aux toilettes, moi non. Dites-moi si je me trompe et que vous allez aux WC entre collègues.

On ne parle pas assez des us liés aux toilettes sur internet, je fais de mon mieux

Mince, je ne vais plus pouvoir mentir dans les billets de ce blog sur ma vie à Saigon, ou embellir mes expériences ici, je ne vais plus non plus pouvoir dire qu’ils sont relous ces expats de français narrow-minded ici …

Puisque je viens de donner l’adresse du blog à une copine VIE française, pour lui faire partager ma balade à moto, vu qu’elle m’avait envoyé une vidéo de nuit d’ Hanoi :
Hanoi crazy night traffic from v!Nc3sl4s.

Bonjour à Mireille évoquée lors du week-end de 3 jous à Hanoi … :-)

[Rien à voir avec la choucroute vietnamienne, mais ça mérite d'être relevé.][pour une fois que ça ne se passe pas si mal]
On sait tous, avec plus ou moins d’expérience que les hotlines et autres services clients ont parfois des services déplorables, notamment les FAI et les opérateurs de téléphonie mobile. En voilà encore un bel exemple :


Suite au vol de mon téléphone contenant ma puce Orange française, je vais sur le site Orange.fr pour les contacter, tout est prévu. Je leur envoie donc un courrier électronique de cinq lignes disant que je me suis fait voler le portable et la puce, que je suis au Vietnam et que je voudrais résilier (bloquer la ligne, désintégrer le téléphone, envahir les états-unis à pied, sauvez le soldat Ryan, et mangez des chips). Je finis même le courrier par un Cordialement au cas où ça ne soit pas une machine qui le lise.

5 minutes après une machine me répond en me disant que quelqu’un me répondra.
un jour plus tard je reçois :

Cher Monsieur Jalibert,

Je fais suite à votre mail du 22 avril 2009 concernant votre demande de résiliation.

Je vous informe que vous pouvez demander la résiliation de votre ligne :

- En nous contactant au 700 de votre mobile ou au 3970 d’un poste fixe, muni de votre référence client ;

- Ou en nous adressant un courrier à l’adresse suivante :
Service Clients Orange
TX 013
41 965 Blois Cedex 9

Je vous rappelle que vous êtes engagé jusqu’au 22 mai 2009 et qu’il y a 10 jours de préavis pour toute demande de résiliation.

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire.

Merci de votre confiance,

Alexandra xxxxxxxx
Votre conseiller clients

Elle m’invite donc à composer le 700 depuis mon mobile ou le 3970 depuis un poste fixe.
YOUHOU Alexandraaaa !!!
Qu’est-ce que tu n’as pas compris dans le mail ? Vol ou Vietnam?

  1. Un vol signifie une dépossession involontaire de la chose : je n’ai plus mon mobile (GRRR)
  2. Si je te précise que je suis au Vietnam, c’est pas pour te dire que je voyage, c’est pour te faire comprendre que la procédure (tout du moins le numéro de téléphone) est surement différente parce que 3970 depuis un poste fixe au Vietnam.. eux ça va pas loin.

Heureusement, j’ai le numéro perso d’Alexandra enfin du service clients Orange depuis l’étranger, le +33 (0)607626464. Un numéro 06 comme c’est sympa ( tarifs Skype: 0,020 € la minute pour un fixe – 0,189 € la minute pour un mobile) puis Orange ils ne te prennent pas tout de suite, ils préfèrent te décontracter en te mettant un peu de musique sympa qualité K7 des années 70 ayant vécu des épopées et des conditions de vie qu’un mp3 des années 2000 ne peut même pas imaginer. Et là elle me dit OK, cool pense-je dans ma tête, votre adresse, blablabla, et votre numéro client, bah je ne l’ai pas, il est sur votre dernière facture, bah je ne l’ai pas, rappelez-moi quand vous l’aurez…

On peut pas faire autrement ? En plus d’être d’une logique imparable, j’avais oublié la fléxibilité dont ils savent faire preuve… Non mais ça se passe bien, en moins de 20 minutes, grâce à un site pourri de bugs, j’ai réussi à récupérer mes infos, il faut juste que je rappelle Orange …

(bonne nouvelle, mon forfait s’arretait le 22 mai: je ne perds pas grand-chose à part l’objet, quelques numéros et un réveil…)

Giu xé, à ne pas confondre avec rua xé (le nettoyage) ni avec sua xé (la réparation),  je crois qu’ils ne sont que trois connus dans la famille, donc giu xé c’est là où tu gares ta moto, disons même : le parking. Les giu xé sont souvent les endroits du trottoirs en face, d’un restaurant, d’un bar ou d’un magasin, parfois le long de leurs murs respectifs, etc. Dépendamment des endroits, il peut être payant ou gratuit, ça doit aller de 2 000 à 12 000 dongs (sauf aéroport et parking overnight), par exemple au boulot, ma journée me coute 2000 dongs, si après je vais dans un bar qui a un parking payant je peux payer 5 000 dongs alors que j’y serais resté bien moins longtemps ! Le pire, ce sont les boites de nuit, certaines ne se prennent pas pour le Shogun ou le Macumba, mais clairement pour le VIP de Cannes ou le Avalon de NYC, et demande jusqu’à 15 000 dongs (le prix du kilomètre en taxi est ~10 000 dongs) d’ailleurs quand on me demande 15 000 dongs pour 1 heure dans une boite, tu peux être sûr que le gars je lui dis que la prochaine fois je viendrais en taxi, et j’essaye de ne lui donner que 10 000 ( 5 fois plus qu’au travail!) et surtout je ne me presse pas pour revenir dans l’endroit en question… attends hé l’autre!

Toujours est-il que certains lieux n’ont pas leur propre giu xé, soit parce que c’est pas prévu, soit parce que c’est trop petit, enfin des raisons tu peux toujours en trouver, du coup bah tu ne vas pas te garer sur le bord de la route ou sur le trottoir quand même!? Ah ça non, ils sont disciplinés les vietnamiens (non, je rigole). Dans ces cas là, t’as des parking privés, rien à voir avec Vinci Park hein, c’est juste que c’est leur activité principale. Et c’est là où j’ai été lorsque je me suis rendu au Caravelle.

Quelle erreur ! j’aurais du la garer au bar d’en face comme certains habitués, mais bon ça ne se fait pas, normalement. Toujours est-il qu’en revenant pour prendre ma moto : les grilles étaient closes, et cadenassées. J’appelle Hanoï Anh oï, en gros je dis « Meussieuuu ? » quelquefois, et rien. Ça ne m’embétait pas de rentrer à pied, mais pour le lendemain, ça me faisait lever plus tôt ! Au bout d’un petit moment, un giu xé du coin me dit de faire le tour: moi je fais le tour, et effectivement je retrouve ma moto :-) … elle aussi est cadenassée :-(
Ahn Oï, Youhou.. Anh Oï je me refais entendre, tout en cherchant des clefs qui auraient pu être dans le coin : négatif, ni clé ni Ahn. J’allais m’aventurer à la recherche d’un garde moto assoupi dans des allées sombres, quand il est arrivé, en mode  normal …et je ne sais toujours pas où il était caché !

Résultat : 5000 dongs (ça va) mais j’en ai paumé du temps juste pour récupérer mon deux roues!

+841218973718

Je me suis fait volé mon portable français. Mon beau Nokia et sa pupuce Orange. Je sens que ça ne va pas être une mince affaire pour expliquer tout ça à Orange.

Comment ça s’est passé ? A moto, xé Honda, en allant au boulot.
N’ayant pas des poches pouvant contenir 2 téléphones, un appareil photo, un vêtement de pluie, de l’argent, un bouquin, des clefs, et une carte de Saïgon; j’utilise pour certains de ces objets un sac à dos. Normalement, le vietnamien à moto a son sac entre les jambes, ce qui m’arrive une fois sur deux, là c’était la fois où je l’avais sur le dos. On a du me l’ouvrir dans un embouteillage… c’est tout ce que je n’ai pas retrouvé, ça aurait été chiant si ça avait été les clefs de chez moi, ou mon APN…

M’enfin, je ne m’en servais pas trop, et je ne l’avais pas payé cher, mais c’est pas sympa quand même : il me servait de réveil !

ah monde de merde…

Ou sinon encore d'autres :

En vrac

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