*Une solution hybride : une voiture automatisée et pilotable*
Si le développement de l’intelligence artificielle et l’arrivée massive de l’électronique dans les voitures permettent d’envisager l’automatisation des véhicules dans moins de dix ans, on voit que certaines situations ne seront pas résolues avant un certain temps. D’où l’idée de concevoir des véhicules hybrides, offrant à la fois un pilotage automatique et manuel.
« *On peut imaginer des véhicules automatiques qui seraient conçus pour pouvoir rouler aussi avec un conducteur en dehors des zones de circulation automatique, mais la coexistence sur la même infrastructure de véhicules automatiques et de véhicules classiques avec un conducteur semble encore très « futuriste »* », explique le ministère des transports.
Reste à savoir comment la transition du pilotage automatique vers le manuel se fait. Et inversement. Une désactivation automatique induit un risque si le pilote n’est pas en situation de reprendre immédiatement le volant. Par ailleurs, si l’erreur humaine est un facteur que les sociétés modernes savent prendre en compte, une défaillance technique est inacceptable.
Le système doit se montrer impeccable. Il faut donc concevoir un système ayant une parfaite connaissance de l’environnement qui l’entoure et savoir prioriser ses actions et répondre d’abord à l’urgence, comme un enfant traversant la rue sans regarder. Les constructeurs automobiles eux-même sont convaincus de l’absolue nécessité de ces mesures de sauvegarde, car la question de leur responsabilité juridique se pose en cas d’accident causé lors d’un pilotage automatique.
*La législation actuelle et future*
L’arrivée des voitures sans pilote va dès lors nécessiter une évolution de la législation, tant au niveau national qu’international. Et si les lignes commencent à bouger aux États-Unis, le Vieux Continent n’est pas en reste. Des réflexions sont en effet déjà menées, car la voiture sans pilote implique un transfert de responsabilité.
Le conducteur devient simple passager avec ce type d’automobile tandis que le constructeur se retrouve exposé en tant que fournisseur du système de conduite automatisée. Actuellement, la Convention de Vienne sur la circulation routière expose dans son article 8 que « *tout véhicule en mouvement [...] doit avoir un conducteur* » et « *tout conducteur doit constamment avoir le contrôle de son véhicule* ».
http://www.numerama.com/magazine/22583-renault-envisage-des-voitures-automatisees-des-2015.html